L’IA passe d’un sujet d’inspiration à un enjeu d’impact : notre retour sur le WAICF 2026
Avis d'experts
24 février 2026
Une édition 2026 marquée par un véritable passage à l’action
Cette nouvelle édition du WAICF a confirmé ce que nous observons depuis plusieurs mois : l’IA n’est plus un sujet d’expérimentation ou de curiosité, mais un levier concret d’évolution organisationnelle. Pendant deux jours, notre stand a été porté par un rythme intense et continu, alimenté par des échanges d’une grande qualité. Les visiteurs (dirigeants, responsables métiers, experts IA, innovateurs) ne venaient plus « voir ce qu’il est possible de faire », mais comprendre comment faire et comment bien faire, avec des besoins précis, structurés, souvent déjà en phase d’exploration interne.
Ce climat a confirmé un virage important : l’IA se normalise, se professionnalise, s’ancre dans les feuilles de route. Et ce mouvement rapide appelle une vision mature, une posture guidée par la valeur et non par l’effet de mode.
Une volonté claire d’industrialiser l’IA
Cette année, nos démonstrations ont suscité un vif intérêt, en particulier celles consacrées aux MCP (Model Context Protocol). Leur capacité à intégrer l’IA dans les processus, à créer des agents sécurisés, contextualisés et réellement opérationnels a captivé les visiteurs. Leur potentiel intrigue parce qu’il ouvre une nouvelle dimension : celle d’une IA qui n’agit plus de façon isolée, mais ancrée dans les workflows, les outils métiers et les tâches critiques.
Nous l’avons observé de manière très nette : la curiosité laisse place à une volonté d’industrialisation. Les questions récurrentes autour de la gouvernance, l’accompagnement au changement, la sécurité, le ROI reflètent cette évolution. Beaucoup souhaitaient comprendre comment garantir un cadre robuste, comment embarquer les équipes, comment assurer une adoption durable. Notre expertise sur le Change Management, la gouvernance IA, les agents métier et la Factory Agentique a permis d’apporter des réponses concrètes et structurées.
Revenir aux fondamentaux pour construire une IA robuste
Parmi les moments marquants, la conférence de Chandra Donelson, « AI Did Not Fail You, Your Foundation Did », a profondément résonné avec notre vision. Son message fort « Don’t focus on the shiny, focus on the boring », rappelle que l’IA ne crée de la valeur que lorsqu’elle repose sur des bases solides : données propres, processus compris, objectifs clairs, vision partagée. L’IA n’est pas une fin en soi, mais un moyen puissant d’amplifier les capacités humaines, à condition d’investir dans les fondations.
La session Inclusive AI menée par Eneric Lopez, Kristine Naltchadjian et Vaibhava Lakshmi Ravideshik a souligné un point essentiel : l’IA doit être un mouvement inclusif, qui accompagne les transformations des métiers, développe les compétences et garantit la diversité des données et des usages. L’IA n’est pas là pour remplacer mais pour élever et cela implique une vision humaine, responsable et durable.
L’échange entre Ariel Cohen Codar & Yann Stoneman a apporté une perspective plus opérationnelle encore. Leur message était limpide : l’IA doit être pilotée par des métriques business, pas par la technologie. Trop d’organisations construisent des solutions IA sans définir d’emblée ce que “réussir” signifie. Leur approche met l’accent sur l’importance de définir les critères de valeur, les métriques critiques, les seuils d’acceptation, puis de constituer un dataset d’évaluation robuste permettant de mesurer chaque itération. Ils insistent également sur un point essentiel : réussir avec l’IA implique souvent de réimaginer le workflow complet, pas de coller un agent sur un processus existant. Le plus important n’est pas le modèle : ce sont les données, le pipeline et la clarté des règles métier.
Enfin, la keynote de clôture de Yann LeCun, consacrée à la nécessité de dépasser les limites actuelles des LLM, a également mis en lumière la prochaine étape : une IA dotée d’un véritable modèle du monde, d’une mémoire persistante, de capacités de raisonnement et d’objectifs, comme le propose son architecture JEPA. Cette vision confirme l’émergence rapide d’une IA agentique plus autonome, plus stratégique et profondément transformatrice pour les entreprises.
Les tendances fortes et signaux faibles pour 2026-2027
Les signaux observés au WAICF sont clairs :
- Retour aux fondamentaux : data, gouvernance, workflows, culture d’apprentissage.
- Émergence de l’IA agentique : planification, raisonnement, exécution, autonomisation progressive.
- Transformation des compétences : montée en puissance des rôles hybrides humains-IA, nouveaux métiers, formation continue.
- IA comme transformation culturelle : collaboration, discernement, adoption réelle et non superficielle.
Et parmi les signaux plus faibles, mais très prometteurs :
- La montée du Return on Cognitive (ROC), qui complète le ROI traditionnel,
- L’essor de l’apprentissage auto-supervisé façon « bébé qui observe le monde »,
- Un leadership hybride où savoir quand utiliser l’IA devient une compétence stratégique.
Notre valeur ajoutée : accompagner, sécuriser et industrialiser l’IA de bout en bout
Ce salon nous a confortés dans notre positionnement : notre force réside dans notre capacité à accompagner les organisations de A à Z : de la vision à la gouvernance, de l’idéation à l’industrialisation, de l’accompagnement des métiers à la transformation culturelle.
Notre expertise sur l’agentique, sur les environnements Microsoft et notre capacité à vulgariser des concepts complexes pour les rendre actionnables sont aujourd’hui des atouts clés pour nos clients.
En une phrase : « Don’t do AI to do AI – do it to have impact and value.«
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